La recherche – innovation en Polynésie française s’est progressivement étendue et développée, et celle-ci dispose, aujourd’hui, d’infrastructures modernes et d’une main d’œuvre qualifiée avec la présence de chercheurs hautement diplômés.
Afin de préserver l’environnement naturel et exceptionnel de la Polynésie ainsi que sa population, la recherche-innovation a défini, en 2014, un « Schéma Directeur de la Recherche et de l’Innovation en Polynésie française 2015-2025 » (SDRI). Il se consacre à quelques domaines phares dont :
- Les récifs coralliens et les écosystèmes marins qui rendent des services et procurent des biens aux populations humaines insulaires ;
- Les sociétés polynésiennes, en étudiant aussi bien les fondements traditionnels océaniens et la rencontre des sociétés et des cultures que les éléments de société plus contemporains comme la gouvernance, les biens communs ;
- La santé des populations, en confortant l’expertise acquise sur les maladies infectieuses émergentes ainsi que sur les maladies non transmissibles liées à l’alimentation ;
- Les risques naturels et le changement climatique ;
- Les nouvelles énergies, notamment celles renouvelables, les nouvelles ressources naturelles et minières, tant terrestres que marines, ainsi que les nouveaux outils numériques.

En Polynésie française, « l’écosystème de la Recherche-Innovation » comprend plusieurs organismes de recherche et de formation nationaux qui se sont implantés : l’Institut Louis Malardé (ILM), l’Institut de recherche pour le développement (IRD), l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER), le Centre de recherches insulaires et observatoire de l’environnement (Criobe) basé sur l’île de Moorea qui pilote les Laboratoires d’excellence CORAIL (LABEX) qui rassemble 9 institutions et 4 universités d’Outre-mer (PSL université de Paris, Écoles pratique des hautes études, CNRS et l’université de Perpignan via DOMITIA), le Laboratoire de géophysique (LDG), le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), le Laboratoire d’étude et de surveillance de l’environnement (LESE), l’Université de la Polynésie française (UPF).
Et, la station de recherche Gump, antenne de l’Université de Berkeley en Californie mais également de UCSB, UCLA, UC San Diego et CSUN, est également présente et installée à Moorea.
L’association Tahiti Fa’ahotu est le 1er pôle d’innovation polynésien créé en août 2009 et reconnu «grappes d’entreprises» en mai 2010. Il regroupe des entreprises polynésiennes et des organismes de recherche et de formation locaux autour d’un objectif commun : l’innovation pour la valorisation des ressources naturelles. Son but est d’apporter un appui et d’accompagner ses adhérents souhaitant développer des projets innovants autour de l’exploitation des ressources naturelles marines et terrestres ; la biodiversité, les biomolécules d’intérêt et les biotechnologies ; les énergies renouvelables et la préservation durable des milieux. Les pôles de compétitivité Mer Bretagne et Mer Provence Alpes Côte d’Azur ont officialisé leur collaboration par la signature d’une convention tripartite avec Tahiti Fa’ahotu.
